Veille municipale de Bordeaux : bonne gestion et mauvaises querelles
 # Bordeaux Le 31 mars 2010 à 17h30 
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Monsieur Alain Juppé, maire de Bordeaux, a confirmé sa décision de ne pas augmenter les impôts des bordelais. Il avait déjà annoncé cette action en décembre (cf. Veille municipale), et on ne peut que se réjouir de cette stabilité. Lors de cette annonce, un conseiller socialiste a entamé une bataille statistique. Ses chiffres plaçaient Bordeaux dans les mauvais élèves français au niveau de la taxe d’habitation. Un adjoint au maire lui a opposé d’autres chiffres, classant la ville parmi les moins imposées. Les sources de ces affirmations sont inconnues, on ne saura donc pas qui a raison. 

Les sempiternelles querelles entre la majorité et l’opposition ont cette fois-ci pris une tournure intéressante. Elles ont mis en exergue les limites de la démocratie, en présentant les conflits irréductibles des partis. La majorité reprochait à l’opposition de sanctionner leurs adversaires en les privant de subventions. Un adjoint a ainsi précisé que les maires encartés à l’UMP ne touchaient plus aucune subvention de la part du Conseil Régional ou Général (dont les élus sont majoritairement socialistes). Les institutions bureaucrates françaises se chamaillent constamment, car souvent dirigées par des partis opposés. L’indépendance des collectivités n’est donc pas totale, ce qui entrave fortement la marge d’action de chacun. Voila donc le péril de « l’équilibre républicain », qui, répondant à l’idéologie démocratique, entraine pourtant sur le terrain, immobilisme et conflits d’intérêts qui n’ont rien de citoyen... 

Quant aux autres dossiers, hormis les habituelles délibérations concernant la gestion courante de la ville, seuls quelques points culturels ont attiré notre attention. Bordeaux va être dotée d’un grand ponton au bout du Quai Richelieu, ce qui permettra d’animer davantage la zone fluviale. En outre, la fête du vin sera fastueuse cette année. Un conseiller de l’opposition a toutefois remarqué la démesure des frais engagés, plus de 100 000 euros par exemple pour les quatre feux d’artifices tirés lors de cette manifestation. Il a noté avec clairvoyance qu’un seul feu aurait suffit, et nous ajoutons qu’une telle somme aurait certainement pu être judicieusement utilisée, notamment pour des besoins sociaux, encore légion à Bordeaux.

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