Géopolitique du monde Arabe, un atelier qui a passionné
 # Bordeaux Le 22 mars 2010 à 15h43 
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Fidèle à sa tradition de formation dans la convivialité, notre atelier se déroulant le soir de la Saint Parick, le Pôle formation a décidé de prolonger la tenue de celui-ci par une soirée de la Saint Patrick où dégustation de bières, venues tout droit de l'Eire, et ballades irlandaises étaient au programme.

Une vingtaine de personnes ont assisté à la présentation du thème du nationalisme arabe étudié au long du demi-siècle écoulé, à travers les exemples Egyptien, Syrien, Irakien et Iranien, qui incarnèrent tour à tour le rêve d'un monde arabe nationaliste, capable de résister au poids du mondialisme.

L'intérêt du propos, qui replaçait les événements dans leur contexte historique, était de sortir du schéma d'idée imposé depuis plus de 10 ans par le monde anglo-saxon autour de l'idée de choc des civilisations. Notre intervenant, basant son propos sur un solide dossier paru dans la Nouvelle Revue d'Histoire n°37 de novembre/décembre 2007, démontrait que l'idée de choc des civilisations était née dans les officines de Washington afin de permettre aux Etats-Unis d'abattre tout régime du Moyen-Orient susceptible de gêner leur hégémonie et celle d'Israël.

A travers l'exemple des différents régimes nationalistes mis en place à la suite de la naissance du parti Baas en 1941, il apparait clairement que le monde arabe pouvait se moderniser devenir un acteur à part entière de la politique internationale. Cette volonté s'est heurtée à la volonté de contrôle de la région par les Etats-Unis et par le désir de puissance des multinationales du secteur énergétique.

Cette conjugaison d'intérêts a tout fait pour empêcher le nationalisme arabe de triompher, du harcèlement de l'Egypte de Nasser, à la chûte de Saddam Hussein en passant par la Révolution iranienne de 1979, les Etats-Unis ont toujours soutenus les monarchies pétrolières du Golfe persique, financièrement richissimes mais politiquement inexistantes car d'essence féodale.

Le nationalisme arabe était pourtant la cléf d'un Proche-Orient apaisé, vivant en bon termes avec l'Europe et au sein duquel l'Islam était une force contenue. Les apprentis sorciers de Washington ont vraiment joués avec le feu, car ils ne maîtrisent pas du tout la mentalité des peuples arabes.



Prochain atelier le 7 avril

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