Du bon usage de l'intelligence
Le 11 mars 2008 à 12h05 
A l'heure où l'immense majorité de nos concitoyens semble s'enfermer chaque jour d'avantage dans une idéologie suicidaire, à tel point que même les événements sociaux les plus limpides continue de les maintenir dans leur sphère masochiste ; il nous semblait important et nécessaire d'étudier les causes, les moyens et les buts de ce phénomène de conditionnement qu'on appel "la subversion de l'intelligence".

I. ÉTAT DE LA CONNAISSANCE ET DE L'OPINION.

11. Un constat
Le «bon peuple» réclame plus d'argent, plus de loisirs, moins de travail et, en dépit d'un certain «bon sens», il est inculte et ignorant. Pendant ce temps, les chefs d'entreprises dépassent largement les 35 heures et, «englués» dans leurs activités professionnelles et familiales, n'ont plus le temps, ni de lire ni de réfléchir, au «sens de la vie» comme aux «problèmes de société», bref à la «politique» .

12. L'information disponible
Techniquement parlant, même hors de toute intention politique, la presse écrite ne peut pas instruire. L'espace accordé à l'article étant limité, l'analyse ne peut être que tronquée et fragmentaire ; elle manque l'essentiel et, par conséquent, ne peut pas déboucher sur une synthèse correcte. D'ailleurs, par facilité, elle choisit les faits «spectaculaires», «inédits», «hors norme», voire «anormaux» et fausse ainsi la vision de la «société réelle». Le résultat est qu'elle propose, de fait, au public, un «modèle de société» dévoyé.
Ajoutons que le lecteur moyen n'a pas même le temps de lire entièrement son «quotidien» et qu'il n'en retient pas grand'chose, dès lors qu'il le jette à la poubelle. Il ne reste plus que la télévision, moyen d'information généralisé, dont le schématisme, le primarisme et la médiocrité sont quasi absolus.

13. Que signifie alors l'«opinion des gens» ?
Etant donnée l'indigence de l'information, en fait, une sous-information qui facilite naturellement la désinformation, l'opinion des gens se ramènent à deux choses : le conformisme intellectuel et le slogan.
Chacun a sa propre opinion. Mais on remarque trop souvent que cette opinion est présentée de façon péremptoire, sans faire l'objet d'aucune explication, d'aucune justification. Il est alors impossible de communiquer, parce que on ne peut pas opposer deux jugements : il faut pouvoir discuter, non sur le jugement mais sur les faits et raisons -le raisonnement- qui conduisent au jugement.
En définitive, le jugement proposé n'est qu'un conformisme intellectuel, reflet de l'opinion «de tout le monde», «l'idée qui est dans l'air». Elle s'exprime de manière schématique et simpliste par un «slogan» réducteur. Faudra-t-il demander aux gens non pas «qu'est-ce que vous pensez, qu'est-ce que vous croyez ? » mais «que savez vous ? », de façon à les obliger à fournir une explication. Cruelle entorse au caractère bien mondain de tant de conversations !

Comment s'opère le «conditionnement des esprits» ?

II. LE CONDITIONNEMENT DE L'INTELLIGENCE.

Il se fait par «l'abstraction du langage», la «crétinisation des élites», la «Novlangue» et le recours à la «Dialectique».

21. Abstraction et slogan
L'abstraction est recommandée par Fr. Engels pour mystifier les intelligences. C'est un outil idéal qui permet de désincarner le discours, de le situer hors du réel, hors du terrain des responsabilités concrètes, de le confiner dans l'espace de la théorie et de la généralité.
Il est vrai que l'esprit français est porté à la théorisation, par contraste avec le côté pragmatique des Anglo-saxons. Par exemple, si X déclare, à l'époque de la Guerre d'Algérie : «Je connais mieux le problème de l'Algérie que vous, parce que je n'y ai jamais mis les pieds», c'est qu'il en a une vision théorique. Et la théorie est toujours parfaite...tant qu'elle n'a pas été confrontée à la réalité.
Parler d'«opinion publique», de «conscience universelle», de «volonté générale» est une escroquerie ; elles n'existent pas. Elles sont fabriquées par les
acteurs politiques qui se déchargent sur elles de toute responsabilité : on explique alors que l'opinion évolue, que le monde change. Le but est justement de les faire changer, de les faire bouger.
L'emploi des majuscules souligne bien cet appel à l'abstraction des idées, pour traiter de Démocratie et Droits de l'Homme, de Justice et d'Ethique, de Société et d'Universalité ou encore du Village planétaire, des Valeurs Républicaines, de la Compétence universelle.
Le Slogan est un mot, ou une expression, qui «peut tout dire et ne dit rien». En effet, tout le monde l'adoptera sans difficulté, chacun lui donnant une signification personnelle, sans qu'il y ait débat pour en établir le sens exact. Il permet ainsi d'établir à bon compte le consensus au sein de la société. Ainsi de la trilogie républicaine Liberté, Égalité, Fraternité ou même du «bonheur» dont toutes les bonnes âmes nous rebattent les oreilles.

22. La crétinisation des élites
Au mieux, les politiciens prétendent «faire le bonheur des peuples», au pire, ils n'ont que l'ambition du pouvoir, ce qui implique la domination et le contrôle des masses. Dans tous les cas, ils se gardent bien de «déléguer» le pouvoir de décision et ils ne s'adressent ni à l'intelligence, ni à la volonté, ni à la personnalité. Il leur faut obtenir le conformisme, l'obéissance, la soumission à «la ligne du Parti».
Ce phénomène «sociologique» de crétinisation a d'abord été constaté dans la société soviétique, en observant le fonctionnement de la hiérarchie du Parti. A chaque échelon du pouvoir, le Secrétaire du Parti doit répercuter vers le bas le discours stéréotypé qui vient d'en haut. Parce qu'il n'y a place, ni pour la discussion, ni pour l'initiative, ni pour l'interprétation, il en résulte une «auto-intoxication» de celui-là même qui tient le discours répétitif et insipide qu'il doit transmettre. La «crétinisation» remonte ainsi de bas en haut jusqu'au niveau du Politburo, où les hauts responsables doivent non seulement rédiger le discours à tenir mais veiller à ce que leurs complices respectent également la «ligne du Parti».
Force est de constater le même phénomène au sein des démocraties occidentales. A l'époque de «La France de mr. Fallières» (1906-1913), décrite par l'historien J. Chastenet, les députés pouvaient exprimer, avec force et même virulence, leur opinion personnelle à l'Assemblée Nationale, en toute indépendance d'esprit vis-à-vis de leur parti.
Aujourd'hui, la discipline du Parti s'est imposée : il n'est plus permis de s'exprimer, hors du consensus exigé par la Direction qui désigne son porte-parole. Et celui-ci, pour ne pas compromettre le parti, débitera un discours vague et général, sentimental, voire démagogique, peu susceptible d'engager la responsabilité, ou se lancera dans une polémique propre à masquer la médiocrité du propos.
On se trouve en face d'une dictature du discours insignifiant, qui utilise facilement l'ambiguïté et le mensonge, le slogan réducteur et la démagogie.

23. La Novlangue du Big Brother
Annoncée par Orwell dans son ouvrage «1984», la novlangue est arrivée. S'attaquer à la langue, c'est miner l'unité nationale dont elle est l'expression. On peut s'attaquer à la langue, à l'orthographe, au vocabulaire et même aux concepts.
La langue. L'anglais a succédé au français comme langue universelle,essentiellement parce qu'il correspond à une civilisation technique. Il a éliminé les projets fumeux, d'ailleurs trop latinistes, des langues préfabriquées: l'ido et surtout l'espéranto, inventé, en 1887, par le juif et franc-maçon polonais Ludwik Zamenhof. Les clubs d'espéranto existent toutefois avec au moins le soutien de principe de la franc-maçonnerie.
Les langues régionales répondent au projet «régionaliste» des «mondialistes» pour détruire la nation par le bas. Une «Charte européenne des langues régionales et minoritaires, proclamée fin 1992, a été signée, le 7.5.1999, par le Ministre des Affaires européennes mais rejetée par le Conseil Constitutionnel, resté encore jacobin.
L'orthographe est naturellement évolutive. C'est tout de même par facilité que l'on a ajouté un s au mot latin «média» qui constitue déjà un pluriel. On a également évoqué l'idée débile d'une orthographe phonétique, propre à proroger inculture et illettrisme.
Un vocabulaire nouveau s'applique à modifier les concepts. Ainsi de la succession des termes «patriotisme», «nationalisme», «populisme» et «communautarisme», dont chacun doit permettre d'extirper le précédent de l'usage courant, pour en faire oublier l'idée, tout en poursuivant la dénonciation vigilante du concept identitaire que ces termes évoquent.

24. La dévalorisation des concepts eux-mêmes
La culture, qui devrait être approfondissement et non retour au primitivisme, intègre la nullité du Rock, du Rap, de la Technomusik, des raves parties, et l'exhibitionnisme des Loft stories et des Gay Prides.
Les droits sont invoqués sans la contrepartie des Devoirs, la liberté sans l'équilibre de la responsabilité, hors de laquelle elle n'est que dépendance (alcool, drogue, délinquance et criminalité).
L'éthique s'est substituée à la morale. C'est en fait la morale laïque et républicaine du Citoyen. Elle exige un comportement «sincère», «solidaire», et surtout pas «franchouillard» ou «frileux», encore moins «réac» ou «fasciste», tous qualificatifs facilement accolés à celui que l'on veut proscrire, sans risque, de l'honorable société.
La nouvelle gouvernance semble vouloir inviter au consensus, tout en permettant de dénoncer des gouvernements, jugés insuffisamment démocratiques.
Viennent ensuite les sujets-tabou : élitisme, colonisation, juifs, immigrés, Ces thèmes sont soumis à l'obligation de repentance...et de réparations. On a vu par exemple les «intellectuels» s'opposer à la velléité gouvernementale d'établir que la colonisation avait eu des aspects bénéfiques. Et pourtant la décolonisation a consacré le retour de la famine et des guerres tribales.

25. La Dialectique
La pensée dialectique s'est substituée à la pensée classique et traditionnelle, fondée sur la distinction «oui, oui -non, non» et sur un raisonnement exigeant logique et cohérence.
Dès l'origine, le monde est soumis à la loi naturelle des contradictions. La dialectique, c'est l'exploitation des contradictions. On peut distinguer deux formes ou niveaux : la dialectique du conflit et la dialectique du consensus.
Dialectique du conflit. Il s'agit d'exacerber les contradictions, de façon à créer une situation conflictuelle entre deux camps, pour permettre la destruction de l'un par l'autre ou mieux encore, leur neutralisation réciproque, afin de les affaiblir pour mieux les dominer. Ainsi se développe la dialectique Parents/Enfants, Patrons/Ouvriers, Riches/Pauvres, Nations Développées/Sous-développées, Blancs/Coloured People, Est/Ouest, Nord/Sud, Capitalisme/Socialisme ...
Dialectique du consensus. Il s'agit d'imposer aux deux camps l'acceptation d'un comportement de compromis, pour réaliser le consensus nécessaire à la constitution d'une société unique. Le consensus écarte la recherche de la vérité, puisqu'il n'est pas question de donner tort ou raison à l'un ou l'autre des protagonistes, mais de les rassembler dans une action commune.

III. CONDITIONNEMENT DES MASSES PAR LE POUVOIR.

La massification de la société est la méthode simple, voire simpliste, qui permet aux politiciens de gouverner. Il s'agit de regrouper les citoyens en grandes masses (fédérations, régions, syndicats, partis), de les neutraliser en les opposant, d'ériger lois et décrets communs permettant de gérer l'ensemble, en assurant simplement la subsistance et les jeux du citoyen.

Dissoudre et coaguler sont les règles du pouvoir.

31. Dissoudre
C'est le travail de la corruption, morale, intellectuelle et comportementale. Les termes de l'opération sont l’égalitarisme niveleur appuyé sur le principe de la «Tolérance», le laxisme des mœurs, accompagné par la dévirilisation et la féminisation de la société, l'anarchisme, rejet de toute autorité, la culpabilisation et la "repentance".
L'Egalitarisme. C'est l'anti-élitisme qui courbe les têtes et nivelle la société. On fonde l'égalité sur le faux principe de la tolérance à l'égard de l'Autre, terme abstrait substitué au Prochain. Le prochain est une réalité trop...proche, dont il faut se distancier, pour éviter la tentation d'établir des complicités. L'Autre, par contre, est une abstraction, envers laquelle on devra faire preuve de solidarité ; celle-ci suffira à s'exprimer par la quête d'une aumône ou la signature d'une pétition. Au lieu du «compatriote», on s'intéressera, à distance et à la télévision, au Mongol, au Tamoul ou au Pygmée, voire encore à nos frères les animaux.
La tolérance, substituée à la charité, est le contraire de la Vérité, parce qu'elle respecte le faux et le mensonge, le contraire de la Justice, puisqu'elle protège le criminel, et le contraire de la Charité qui se doit de proposer le vrai et le juste. Sur le plan international, il s'agit de rabaisser les nations et civilisations «dominantes», celles qui ont fondé la supériorité de la race blanche et de l'Europe chrétienne, au nom du principe un peuple, une voix. D'où la Charte des Nations Unies établissant le Droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes et le principe de négociation permanente et obligatoire, y compris avec les États et organisations terroristes. Notons la subtilité du langage qui a transformé l'Empire britannique en Commonwealth, l'Empire français en Communauté française et enfin, l'Empire soviétique en Communauté des Etats Indépendants. Parmi les exemples d'égalitarisme, on peut citer la suppression de la compétition et du classement dans le système scolaire, la société assistée concoctée par l'État Providence, l'Écologisme qui intègre au Cosmos, et sur un même pied d'égalité, l'homme, l'animal, la plante et le caillou.
Le laxisme des mœurs préparé par les campagnes anti-militaristes et pacifistes, la dénonciation systématique des «horreurs et de l'inutilité de la guerre», le rejet de la notion de Patrie, la suppression du Service militaire, instrument de l'éducation au civisme. Il s'est traduit par la dévirilisation masculine et les prétentions féministes, avec pour conséquence immédiate la dépopulation des nations blanches.
Rejet de l'autorité débouchant sur l'Anarchie. C'est le refus de toute autorité, à commencer par les autorités naturelles et traditionnelles : religion, patrie, famille, travail.Cela débouche sur les appels à la désobéissance civile (refusant par exemple la dénonciation de ceux qui donnent asile aux immigrés illégaux), les grèves et manifestations de rue, à tout bout de champ, l'hédonisme, le suicide par la drogue.
C'est en fait le rejet de toute exigence et contrainte d'un ordre supérieur, exprimé par la parité homme/femme, la fin de l'ordre moral proclamé en 1968 (notamment par Jacques Lang), la libération sexuelle des années 60, les droits de l'homosexuel, du criminel et du terroriste. C'est la justice de maître Badinter, estimant que nous devons nous adapter à la société criminogène dans laquelle nous vivons.
On retrouve cet anarchisme de la pensée dans le questionnement de la psychanalyse, où la question provoque une autre question et n'aboutit jamais à une réponse précise, une solution affirmée au problème posé.
C'est aussi le sens de la Révolution permanente, exigeant toujours plus de liberté en se réclamant du progrès et de la modernité.
Culpabilisation et repentance. Dans les années 60, on parlait de «se remettre en question», alors qu'il fallait simplement approfondir et perfectionner. Il s'agit d'un procédé d'intimidation qui permet, aujourd'hui, de condamner, non sans anachronisme, l'esclavage, les Croisades, la colonisation, la peine de mort et autre délit de supériorité. Il existe aujourd'hui une nouvelle école historique qui procède à la «mise en examen» systématique de l'histoire, française et européenne, et fonctionne comme un véritable tribunal d'inquisition, Le but de l'opération est de substituer à l'histoire nationale une histoire européenne et internationale, excluant toute supériorité de civilisation et de culture.

32. Coaguler
Après avoir fait éclater la société, la politique de coercition cherche à la recomposer dans un nouveau système d'«unité et de solidarité». Les vecteurs en sont : le laïcisme, la responsabilité collective, le mondialisme et, en fin de compte, la dictature de la Loi universelle.
Laïcisme. Il se veut religion universelle, au-dessus des religions auxquelles il impose, son éthique de l'égalité et de la tolérance. La vigilance est de rigueur pour écarter toute remise en question au moment où il s'agit d'organiser l'Islam républicain et de rejeter la revendication des «origines chrétiennes» de l'Europe. C'est pourquoi J. Chirac a déclaré que l'islam appartenait à l'histoire de l'Europe, en occultant le fait que cette histoire avait été bloquée à Poitiers en 732 et à Vienne en 1683.
Responsabilité collective. Le Droit classique qui fonde la responsabilité individuelle est désormais aboli. La Société est en effet placée sous le double signe de la liberté individuelle absolue et sans limite, sans responsabilité (le jeune délinquant n'est pas responsable, c'est la faute à la société) et de la responsabilité collective, située au-dessus de l'individu. Celle-ci ne doit pas même impliquer un groupe humain, dont les membres pourraient réagir en tant que personnes conscientes et responsables. L'individu, étant libéré du poids de la responsabilité, doit, en contrepartie, respecter le comportement commun du «politiquement correct».
Le concept de responsabilité collective a été imposé par le Tribunal de Nuremberg, avec la notion de crime contre l'humanité ; idée reprise, en toute illégalité, par Jacques Chirac, reconnaissant la responsabilité de la France dans le génocide des juifs. L'usage des expressions telles que conscience universelle, opinion publique, volonté générale, consacre la notion à inculquer de la responsabilité collective.
Mondialisme. Se distinguant du phénomène naturel de la globalisation/mondialisation, le Mondialisme est une volonté de puissance visant à unifier le village planétaire sous la bannière du social/libéralisme et l'autorité d'un seul gouvernement. Né en 1884 à Londres, le Fabianisme, ou Socialisme fabien se distingue du Bolchevisme, dont il partage la finalité collectiviste. Le Bolchevisme vise la Révolution par le bas, en lançant les masses prolétariennes à la conquête du pouvoir par la violence de la lutte des classes ; il applique la dialectique du conflit.
Le Mondialisme investit les élites dans les rouages de la société, pour y distiller la vision mondialiste, de façon lente et progressive, par grignotage effectué sur le long terme, Par ce procédé, il évite d'éveiller l'attention et d'effaroucher l'opinion ; il réalise la dialectique du consensus.
La Dictature des Lois universelles, d'autant plus tyranniques qu'elles sont anonymes, arbitraires, et inattaquables, est l'aboutissement.
La responsabilité de la société sera, in fine, le monopole de la Loi, la loi universelle, la loi absolue, protégée par l'anonymat. Ainsi s'expliquent les avancées de «l'espace juridique européen» (et, mieux encore, de «l'espace juridique mondial»), dans lequel est déjà reconnue la primauté du droit européen sur le droit national.
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