Autriche : entre espoir national et deuil
 # International Le 17 octobre 2008 à 11h57 
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Les Elections Législatives anticipées du 28 septembre dernier en Autriche, résultats de l’éclatement de la grande coalition Conservateurs/Sociaux-Démocrates qui dirige le pays depuis mai 2006, ont démontrés après l'Italie au printemps que l’espoir d’un réveil des peuples européens n'est pas complètement mort. La chute spectaculaire des deux principales formations politiques autrichiennes, l’OVP conservatrice et le SPO social-démocrate, perdant respectivement 8.5 et 6%, profite à la Droite nationale Autrichienne qui réalise son meilleur score avec un total de 29.7% des voix, soit 3% de mieux que le triomphe du FPO de Jorg Haider en 1999. Ce score particulièrement encourageant prouve que lorsqu'un peuple n’a pas abdiqué sa mémoire tout devient possible.

Pourtant, tout semblait mal engagé pour la Droite nationale, qui d’après les médias européens, était en perte de vitesse (score divisé par 2 aux Législatives de 2006, par rapport à 1999). A cette mauvaise santé électorale s’ajoutait la division du camp national en deux entités irréconciliables : le FPO historique, et le Mouvement pour l’Avenir de l’Autriche de Jorg Haider. D’aucuns prédisaient, comme en France au temps de la scission du FN, que deux mouvements nationalistes condamnaient de fait toute chance de réussite. 
En France il y eut le 21 avril 2002, en Autriche il y a désormais le 28 septembre 2008.

Un résultat surprenant pourtant prévisible

Ce triomphe des deux partis de la Droite nationale, le FPO dirigé par Heinz-Christian Strache avec 17.5% et le BZO de Jorg Haider qui doube son score de 2006 avec 11.2%, était prévisible tant la situation politique de l’Autriche comme du reste de l’Europe est préoccupante. Le pays connaît en effet une pression migratoire de plus en plus forte, principalement des Roms d’Europe Centrale et des Turcs. Cette immigration massive entraîne, comme chez nous, une hausse de la criminalité, que la classe politique est incapable de juguler faute de volonté. Ce phénomène est lié à l’intégration de l’Autriche au sein de l’Union Européenne en 1995, puisque la maîtrise des frontières échappe dorénavant aux Etats qui ont ralliés l’espace Schengen. La défiance d’une grande partie des Autrichiens vis-à-vis de Bruxelles étant forte, en raison notamment du coût financier induit qui a entraîné une hausse importante de la fiscalité. 
La paralysie de la vie politique autrichienne pendant les deux ans de gestion du pays par la coalition conservateurs/sociaux-démocrates, a entraîné une totale absence de volonté politique sanctionnée par les électeurs (cette situation ressemble à la cohabitation Chirac/Jospin qui a conduit au 21 avril).

Ainsi, la surprise des médias est-elle à fortement relativiser, et doit se mesurer à l’aune de leur méconnaissance du peuple qu’ils prétendent instruire. On comprend leur rage, car une nouvelle fois la « bête immonde » renaît de ses cendres, tel un nouveau Phénix. Souvenons-nous des commentaires dythirambiques des mêmes journaleux en 2004, nous expliquant que l’Autriche avait compris puisqu’elle venait d’infliger un cinglant revers à Jorg Haider. Il serait intéressant de savoir d’ailleurs ce  que les Autrichiens avaient sanctionnés : Jorg Haider et le FPO, ou son alliance impossible avec les Conservateurs de l’OVP. Cette alliance a faillit faire le malheur de la Droite nationale Autrichienne, car elle a donnée à certains le goût du pouvoir, et donc des compromissions. Ceci provoqua l’éclatement du FPO, et le départ de son chef, Jorg Haider. La nouvelle direction du parti, repris par l’ancien représentant du FPO pour le Land de Vienne, Heinz-Christian Strache, choisit de revenir à une ligne sans concession sur l’immigration, l’Eurocratie bruxelloise et l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Cette « ligne dure », a permis à ce dernier de redevenir la troisième force du pays au soir du 28 septembre dernier avec 17.5% (à méditer par ceux qui, en France, parlent de dédiabolisation…). 
Le BZO fondé par Haider en 2005, bien que sur une ligne plus ouverte a réalisé un score de près de 11.5%, et à ainsi servi d’aile gauche à la Droite nationale, preuve que deux partis de notre mouvance peuvent cohabiter.

Un triomphe endeuillé

Ce résultat triomphal, qui fait de la Droite nationale l’arbitre du scrutin, et un partenaire incontournable pour gouverner l’Autriche, a trouvé un épilogue douloureux dans le tragique décès samedi de celui qui demeure le symbole des nationalistes Autrichiens, Jorg Haider. Cette mort est pour le moins opportune, en effet, de par son aura, et son talent de même que par son recentrage, le gouverneur de Carinthie, semblait tout indiquer pour servir de passerelle entre la mouvance nationale, et la classe politique autrichienne afin de constituer une coalition gouvernementale. Comment ne pas imaginer la haine des adversaires de l’Identité de voir à nouveau la « peste brune » au gouvernement d’un Etat de l’Union. Disons simplement que cet accident arrive à point nommé et fait étrangement songer à la disparition de Jean-Pierre Stirbois, il y aura 20 ans le 5 novembre. Stirbois, Secrétaire général du FN et organisateur du parti, était un homme à abattre car il était le responsable des triomphes de Le Pen. Lui mort, on pouvait supposer que le Front serait enrayé.

Nous pouvons en tout cas constater que la route est meurtrière pour notre courant de pensée.
Cela permet également de montrer le monde qui nous sépare de l’Autriche, où la classe politique unanime, de ses partisans aux sociaux-démocrates, a rendu hommage à Jorg Haider et à son courage politique. Que nous sommes loin des propos haineux de la presse française et du dessin paru en une du Monde, le lendemain du décès de Jean-Pierre Stirbois, qui faisait dire au personnage qu’il voterait écolo, car c’est un arbre qui avait tué Stirbois.

Espérons seulement que cette disparition permettra de réunir la grande famille nationale Autrichienne, car le BZO ne tenait que par le charisme de son chef, et qu’elle conduira le mouvement national à présider aux destinées de l’Autriche, après tout, cela serait le plus bel hommage rendu à Monsieur Haider. 

Dies Irae félicite la Droite nationale autrichienne et adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Jorg Haider. Le combat continu, rien n’est perdu.

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Crédit photographique : Le blog de Lionel Balland
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