Manifestation contre le salon Erotissimo
 # Société Le 20 janvier 2008 à 18h47 
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Dies-Irae s’est associé au collectif « Bordeaux Oxygène » qui depuis huit ans combat la tenue du salon de « L’érotisme et du bien-être » à Bordeaux, en réalité, un vaste endroit dédié à la pornographie qui pendant tout un week-end s’installe dans notre ville. Ce salon est l’une des manifestations les plus importantes de ce genre puisqu’il fait partie de la tournée Eropolis, qui passe par toutes les grandes villes françaises et un certain nombre de villes en Europe.

Si notre mouvement a décidé de tracter devant le salon pour en dénoncer les conséquences, ce n’est pas en s’appuyant sur un constat moral, mais surtout sur les méfaits qu’engendre la pornographie dans nos sociétés. Ces méfaits sont d’ordre social et politique, il ne s’agit pas pour nous de dénoncer les comportements de certains, qui relèvent de la vie privée, mais de souligner qu’au moment où les pouvoirs publics prétendent lutter contre les comportements dangereux, ils laissent se développer la pornographie de manière ostentatoire.
Ce combat n’a rien d’arriéré, bien au contraire, en effet la pornographie constitue un élément important de l’augmentation des agressions et crimes sexuels. Or, de l’aveu même des autorités judiciaires, ce type de crime est en augmentation constante depuis dix ans et constitue une part de plus en plus importante des affaires passant en justice. Comment s’étonner d’un tel constat ?
La pornographie n’est pas neutre, elle n’est pas de l’érotisme, contrairement à la confusion qu’entretiennent les promoteurs des salons. Elle est basée sur une image dégradante de la femme, bien souvent soumise et livrée à la domination des hommes. De l’aveu des psychologues et des spécialistes de la sexualité, présenter ainsi la sexualité dénature complètement celle-ci et peut induire, chez des sujets jeunes ou fragiles de graves troubles du comportement. Ainsi la personne qui consomme de la pornographie risque fort de mettre en pratique ce qu’elle a vu, et ne comprendra pas qu’une femme résiste à ses pulsions. De nombreux auteurs de viols, notamment dans les « tournantes », avouent être de gros consommateurs de pornographie soulignant que « ce genre de pratique est courante dans les films X ».
L’assassinat récent d’Anne-Lorraine Schmitt doit nous rappeler cette triste réalité : son bourreau avait visionné un film porno.
Il est donc surprenant que des salons puissent distribuer en toute quiétude ce type de matériel. L’affluence est en général de mise même si nous avons pu constater, hier, un nombre moins important d’entrées que les années passées. Cette constatation doit être tempérée par l’afflux de plus en plus important de jeunes et de couples « français moyens », seulement, cette année les visiteurs venaient de tout le grand Sud-Ouest et plus seulement de Bordeaux.
Nous devons, face à ce déferlement pornographique, mettre les pouvoirs publics devant leur responsabilités et demander que la promotion de la pornographie soit considérée comme un délit.
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