| L’Irlande venge les peuples trahis par Bruxelles. | |
| # Politique # International | Le 16 juin 2008 à 11h14 |
Par le 'Non' Irlandais à Bruxelles, 862 000 électeurs sauvent la Démocratie et vengent les 500 millions d’Européens trahis par leurs politiciens.
Depuis vendredi après-midi, un coup de froid vient de passer sur tout ce que l’Europe compte de mondialistes, d’européistes convaincus. En effet, le peuple Irlandais vient de rejeter le traité de Lisbonne, lui-même piètre camouflage de la Constitution européenne Giscard, dénoncée en 2005 par les Pays-Bas et la France. Incontestablement cette nouvelle constitue un camouflet pour « l’eurocratie », et une lueur d’espoir pour tous les peuples voulant conserver leur indépendance. Ainsi après des mois d’une intense campagne, où les tenants du « oui », ont comme à leur habitude, usés de tous les chantages, de toutes les manipulations afin de l’emporter, les Irlandais ont répondu NON à l’application du traité de Lisbonne. Pourtant, au début de la campagne tout le monde était confiant. Certes, l’Irlande avait déjà rejetée le Traité de Nice en 2001, mais on l’avait fait revotée et elle s’était ravisée. Et puis, surtout, l’Irlande était le pays d’Europe qui avait le plus profité des avantages offerts par l’Union. Cette rengaine d’une Irlande misérable et arriérée jusqu’en 1973 et passée depuis dans l’ère de la prospérité et de l’abondance nous était servie en boucle par les médias vendus au technocratisme bruxellois. Comment un pays et un peuple qui devaient tant à l’Union Européenne pourraient-ils refuser le progrès de cette même Union ? Las, le scénario si bien huilé s’est enraillé, à tel point que ces dernières semaines, l’Etablissement tout entier commençait de craindre le pire, et pour forcer la décision sortait l’artillerie lourde. Ne lisait-on pas vendredi matin dans Libération, une tribune particulièrement haineuse d’Alain Duhamel, dans laquelle il stigmatisait l’imbécillité des Irlandais s’ils avaient l’outrecuidance de rejeter le Traité ? Ce donneur de leçon patenté, ainsi que tous ces confrères scribouillards et nos politicards pourris, ont une nouvelle fois montrés leur vrai visage. Celui de la haine et du mépris du peuple, que l’on ne consulte que lorsqu’on est obligé de le faire, et qui est sommé de répondre « correctement » aux questions posées. Ce sont ces pantins qui se prétendent démocrates, c’est à mourir de rire ! Malgré les menaces et la séduction mises en œuvre, l’Irlande n’a pas cédée, et progressivement, le NON a gagné des points, jusqu’à remporter une nette victoire le jeudi 12 juin 2008. Les résultats, connus le lendemain donnent un taux de participation de 52.92%, soit 20 points de plus que lors du référendum sur le Traité de Nice en 2001, et surtout un rejet du Traité de Lisbonne par 53.41% des votants soit 862 000 voix, contre 46.59% et 752 000 voix en faveur du Traité. Il s’agit là d’un camouflet aussi important que lors des référendums Français et Hollandais de 2005, et permet de relativiser sérieusement l’unanimité des peuples sur la question européenne. En effet, l’enseignement le plus important de ce référendum, est la confirmation du fossé de plus en plus large entre les peuples et leurs dirigeants, entre « pays légal » et « pays réel ». Il faut à cet égard souligné que les campagnes et les quartiers populaires de Dublin ont massivement rejeté le Traité, quand les secteurs résidentiels l’ont approuvé. La distorsion entre le peuple et les « élites » autoproclamées est une nouvelle fois démontré ? Tout comme le sont la forfaiture et l’unanimité de la classe politique dirigeante, puisque si le Traité avait été voté au Parlement Irlandais, il aurait été largement accepté. Nous pouvons déduire des résultats du référendum Irlandais, et des précédents Français et Hollandais, que la Constitution Européenne aurait été massivement rejeté par les peuples Européens. Si ce résultat nous comble de joie, ne doutons pas qu’un scénario de secours est déjà préparé pour évité un piétinement de l’Union. Refaire voter l’Irlande pour qu’elle finisse par accepter, lui octroyer un régime de faveur sur quelques points, ou faire comme si son vote n’avait pas eu lieu. Tout ceci est envisageable. Malgré tout, le courage des Irlandais est une claque aux technocrates de Bruxelles et à leur valet, Sarkozy le fourbe, qui prend la Présidence de l’Union au 1er juillet, et qui va devoir gérer une institution en crise. Source du visuel : Le salon beige |
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