Baisse du pouvoir d’achat : les Français victimes du coût de l’immigration et du libéralisme
 # Politique # Economie Le 30 mai 2008 à 13h12 
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Voilà un an que notre bien-aimé président a été élu et les Français commencent à comprendre que finalement rien n’a été véritablement entrepris pour résoudre la question qui les préoccupe « prioritairement » à savoir : leur pouvoir d’achat. Notre maître enchanteur de l’Elysée devrait s’y atteler car les jeux sans pain ne suffiront plus à calmer les foules [1].

Cette question est aussi capitale pour notre famille politique : nos concitoyens se préoccupent d’abord de ce qu’ils ont au fond de la gamelle avant de se poser la question de l’identité nationale et des racines historique et culturelle de la France. Le problème mérite d’être traité.

Résoudre le problème du pouvoir d’achat équivaut à résoudre le problème de la croissance en France. Résoudre le problème de la croissance équivaut à résoudre celui de la pression fiscale et donc des dépenses publiques. La réduction des dépenses nécessite de réduire tout ce qui est coûteux et de ce fait l’immigration. Pourquoi ? Car si l’immigration a véritablement un coût, ce coût aura un double effet :
- la hausse de l’imposition envers les particuliers c’est-à-dire une baisse du pouvoir d’achat des ménages et donc de leur consommation, moteur de croissance ;
- la hausse de l’imposition envers les entreprises c’est-à-dire une moindre compétitivité des entreprises domiciliées en France et une diminution de leurs investissements productifs affectant encore une fois la croissance économique.

Une réponse doit donc être apportée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Système ne facilite pas la tâche : les statistiques ethniques sont interdites, l’effectif de la population immigrée est inconnu et les frontières ne sont pas surveillées. Personne n’est donc en mesure d’estimer rigoureusement la population immigrée et clandestine en France et encore moins la population immigrée de deuxième génération.

Reste que récemment, plusieurs parutions très intéressantes ont tenté d’estimer ces coûts. Nous en avons retenu deux :
- celle de Contribuables Associés. Elle a l’avantage d’être extrêmement rigoureuse. C’est aussi une association très écoutée par les parlementaires et les élus locaux ;
- et celle de Michel GODET , paru dans le Journal du Dimanche (JDD) du 20 avril 2008. Provenant d’un vecteur d’information du système, elle a d’autant plus de poids pour nos opposants.

L’étude de Contribuables Associés, de 65 pages, a une approche extrêmement intéressante : elle veut estimer le coût pour le pays d’accueil, bien sûr, mais aussi pour l’immigré et pour le pays de provenance. Elle tente aussi une estimation exhaustive de tous les coûts et surcoûts qu’un immigré peut engendrer : des allocations logement (coût : 3,5 milliards d’euros), familiales (coût : 5,5 milliards d’euros) et chômage (coût : 5,84 milliards d’euros) aux coûts provenant du fait que la population immigrée est en proportion trois fois plus représentée dans les milieux carcéraux que la population autochtone (surcoût : 84 millions d’euros). Contribuables Associés arrivent à un coût total de 36,405 milliards d’euros (coût de l’immigration + investissement d’intégration).

Cependant, nous émettons quelques réserves quant aux hypothèses de calcul :
• Les difficultés d’obtention de l’information n’ont très certainement pas pu permettre l’estimation du coût des destructions, vols et dégradations faisant suite aux émeutes incessantes dans toute la France, majoritairement du fait d’immigrés ou d’enfants d’immigrés (hiver 2005, Gare du Nord, manifestations étudiantes, …). Quelques millions d’euros peuvent être rajoutés à ce montant.
• Cette étude considère aussi que le système de protection sociale français étant un système de solidarité, il ne peut donc inclure dans le coût de l’immigration l’ensemble des dépenses de santé qui leur sont dispensées. Ceci est fort contestable car si la France accepte des immigrés, ce n’est pas pour les entretenir. Un expatrié français qui part à l’étranger doit s’assurer que la Sécurité Sociale a bien des accords avec le système de santé du pays d’accueil et souscrit éventuellement à une complémentaire santé. Mais en aucun cas, le pays d’accueil ne s’oblige à soigner l’expatrié à ses frais.
• Contribuables Associés considère aussi qu’un travailleur immigré ne prive pas un actif autochtone d’un emploi. Ceci est très contestable : d’abord parce qu’en pleine mondialisation, les emplois peu qualifiés disparaissent de plus en plus et que les autochtones licenciés peu qualifiés qui veulent se reclasser ne trouvent plus de travail. Ensuite parce que les Français de souche ne refusent plus les travaux ingrats : des éboueurs et des plombiers de souche ça existe. Il faudrait donc rajouter au coût estimé de l’immigration une partie des dépenses d’allocations chômage soit quelques milliards supplémentaires.

Michel GODET, dans son article, n’y va pas par quatre chemins et pose, dès la première phrase, la question qui fâche : « la France manque-t-elle d’immigrés ? ». Utilisant la boutade « il n’est de richesse que d’hommes éduqués », il souligne les difficultés scolaires des jeunes issus de l’immigration qui se retrouvent, pour 40% d’entre eux, au chômage en sortant de leurs études. La question se pose d’autant plus que 25% des naissances en France sont d’origine immigrée (40% en Ile-de-France). Il va même jusqu’à dire que « beaucoup ne sont pas employables faute d’un minimum de savoir être ». Sa conclusion est encore plus intéressante : il suggère, si nous devions éventuellement faire appel à des immigrés, de faire appel à « des Latino-Américains qui considèrent l’Europe comme leur deuxième Patrie ». La question identitaire est donc posée.

Ces deux parutions ont l’avantage de justifier deux critiques fondamentales de l’immigration :
• L’immigration coûte cher pour les pays d’origine et d’accueil et pour l’immigré lui-même ;
• La culture et l’éducation de l’immigré sont des déterminants fondamentaux dans la réussite de son intégration. Une immigration de masse d’allogènes de culture et de civilisation différente est coûteuse voire dangereuse pour la Nation.

Dies-Irae préconise, afin de relancer le pouvoir d’achat, de stopper sans délai ce qui est un poids évident pour les finances françaises, à savoir l’immigration. Nous devons inverser les flux migratoires, en aidant, par une politique de co-développement, les pays d’émigration.
Cette solution est nécessaire pour la France, et l’Europe, mais encore pour les pays du Tiers-monde, privés de leur main d’œuvre et de tout avenir par l’émigration massive de leur population. Cette politique salutaire doit s’accompagner de l’abandon du système libéral, qui ne subsiste que grâce à l’apport de main d’œuvre immigrée sous payée.

Dies Irae préconise de remplacer la recherche du profit maximum par celle du Bien Commun, pour que vive la civilisation européenne.


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[1] 62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy et 55% des français ne souhaitent pas qu'il se représente en 2012. Sondage CSA paru dans l’hebdomadaire Marianne du 5 mai 2008. Ce sondage a été réalisé par téléphone le 25 avril 2008, sur un échantillon national représentatif de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (notice complète disponible auprès de la Commission nationale des sondages).
[2] Economiste et professeur au Conservatoire des Arts et Métiers
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