| Sarkozy et (ou) la défense des intérêts français | |
| # International | Le 08 avril 2008 à 12h52 |
Il aura fallu un mois au président Nicolas SARKOZY pour opérer les deux plus grandes trahisons depuis son mandat présidentiel sans que la masse du politiquement correct ne s’en émeuve. Il commence par la trahison de la France et des Français en bafouant leur choix clair de rejeter la constitution de l’Union dite Européenne (UdE). Il continue en trahissant l’Europe réelle en reconnaissant un Etat kosovar autoproclamé par une équipe de technocrates à la solde des Etats-Unis et proche des Albanais musulmans.
Quant au peuple Français, il continue pour son plus grand malheur, à regarder les fluctuations du CAC 40, seul baromètre de ses humeurs, sans se soucier des conséquences des folles décisions de « nos » politiques. Et pourtant, les matérialistes en tout genre devraient savoir que l’évolution du CAC 40 dépend surtout des décisions prises en politique extérieure. L’exemple de la Serbie est très représentatif. Allié historique de la France, ce pays est au cœur d’un axe stratégique que nous sommes en train d’abandonner. Véritable carrefour commercial entre les pays slaves, la Russie, l’Europe occidentale et l’Europe méditerranéenne, la Serbie permettait d’avoir un regard sur des intérêts économiques et énergétiques français majeurs. Or la reconnaissance de l’Etat kosovar n’a permis, entre autres, que de perdre un allié et surtout de légitimer la présence de l’immense base américaine du Kosovo chargée des missions de renseignements et de surveillance de tout l’espace Est européen, Russie comprise. De même il va permettre aux américains d’avoir un œil sur les axes de transports énergétiques entre les pays du Caucase et de la Caspienne ainsi que la Russie et l’Europe Occidentale. L’UdE ne semble pas avoir compris l’importance stratégique de la maîtrise de ses sources énergétiques. Comme François Mitterrand le remarquait « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique » (1). Le projet bancal du gazoduc « Nabucco » soutenu par l’UdE (Turquie, Roumanie, Bulgarie, Hongrie et Autriche) en est la meilleure preuve ; ce pipeline est le grand projet de l’UdE en fourniture de gaz. Or il n’a toujours pas de fournisseurs officiels. Il se situerait dans la région de la mer Caspienne sachant qu’il ne peut s’agir ni de l’ l’Iran puisque les Etats-Unis refuse qu’il devienne un potentiel fournisseur, ni du Turkménistan qui a déjà trouvé comme partenaire la Russie depuis décembre 2007, ni de l’Arménie dont le pouvoir est pro russe. Le choix devient extrêmement limité pour ne pas dire nul. Le quotidien russe Gazeta ne s’y trompe pas. Il a d’ailleurs qualifié le consortium Nabucco Gas Pipeline de « mort-né ». Ce projet est emblématique de la lourdeur bureaucratique de la nébuleuse administrative de l’UdE. Elle qui voulait devenir le fer de lance de l’indépendance économique européenne montre une fois de plus son incompétence. Devant ces indécisions et la lenteur de la technocratie de l’UdE, Gaz de France (GDF) a même préféré signé un accord de partenariat avec le projet russo-italien South-Stream dont la construction démarrera plus tôt que prévue. Aussi, nous apprenions respectivement les 21 janvier et 3 mars derniers que la Bulgarie et la Hongrie abandonnent le projet Nabucco pour rejoindre South-Stream. Le 28 janvier dernier, la Serbie a fait de même. Deux leçons peuvent être tirées de ces événements récents ; et ces leçons concernent particulièrement les Français qui continuent à voter pour les partis du système, persuadés que cela préservera leur semblant d’épargne, qui fond comme peau de chagrin. - La première leçon est que l’UdE, censée être plus puissante que les simples Nations, est absolument incapable de défendre les intérêts européens. Les technocrates qui souhaitaient devenir indépendants énergiquement vis-à-vis de la Russie n’ont pas même été capables de proposer un projet réalisable. - La deuxième leçon se tire du vieil adage : « chassez le naturel il revient au galop ». L’exemple GDF en est l’illustration parfaite puisque cette entreprise a préféré rejoindre naturellement un projet qui regroupait les alliés historiques de la France et quitter un projet européen Nabucco monté artificiellement. Nous pouvons étendre ce qui se passe en Europe Centrale à l’Afrique (2). Historiquement zone d’influence de la Vieille Europe, l’Afrique a subi aujourd’hui une véritable OPA de la part des puissances asiatiques (Inde, Chine et Russie majoritairement) sans que l’UdE ne réagisse (excepté peut-être la chancelière allemande Angela MERKEL). La Libye par exemple, devant laquelle Nicolas SARKOZY est allé jusqu’à s’humilier, a préféré l’entreprise pétrolière russe Gazprom à une entreprise européenne pour son nouveau contrat d’extraction pétrolière. Alors, chers concitoyens amoureux du « prêt-à-penser » et du paraître, sachez que vous n’aurez votre société prospère, charitable et juste que lorsque vous rendrez à la France sa mission ancestrale de recherche l’équilibre des Nations. Pour cela nous devons retrouver notre fierté et montrer au monde que la France n’est pas « la donneuse de leçon démocratique », mais simplement une Nation qui défend une autre vision du monde. Cette posture, seule la France peut la tenir et ainsi susciter l’espoir des peuples qui souhaitent échapper à la dictature mondialiste. La France doit redevenir ce qu’elle a toujours été c’est-à-dire chrétienne, libre et équilibrant les puissances. Dies-Irae se veut le fer de lance de cette renaissance de l’esprit et de l’idéal Français. N’ayez pas peur ! , Entrez dans l’Espérance ! Rejoignez notre combat ! ----------------- 1 : Entretiens avec J.M. BENHAMOU en 1997. 2 : Voir l’entretien d’Aymeric CHAUPRADE, Valeurs Actuelles n°3721 du 21 mars 2008. |
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