Le Kosovo, exemple du désordre mondial.
 # Histoire # International # Géopolitique Le 04 janvier 2008 à 12h56 
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Ce projet d’indépendance constitue l’épilogue de l’une des crises majeures que l’Europe ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Il représente surtout l’un des scandales principaux de la nouvelle donne politique mondiale, en arrachant à un Etat souverain, la Serbie, sa province historique, le cœur de son peuple ( un peu comme si on retirait à la France l’Ile de France ou le Val de Loire). Pour bien comprendre cette situation, il faut nous replonger dans l’histoire de la région, cette fameuse poudrière des Balkans. Cette partie du Sud-Est de l’Europe connaît depuis longtemps les affres du multiculturalisme, puisque la ligne de fracture entre Catholicité et Orthodoxie passe dans cette région. La poussée d’un Islam conquérant et guerrier à partir du XVIème siècle a encore accentué le clivage en faisant basculer une partie des territoires des Balkans sous la domination des ennemis de la Chrétienté. En 1919, avec l’éclatement des Empires Austro-Hongrois et Ottoman, est créé un Etat artificiel, la Yougoslavie, union des Slaves du Sud, qui ne dut son unité qu’à la poigne de fer du régime communiste à partir de1945. Avec l’éclatement du monde soviétique en 1991, débute la Guerre de Yougoslavie. Avec elle, l’Europe découvre qu’elle abrite en son sein le nouvel Hitler, en la personne de Slobodan Milosevic, président de la Serbie, qui rêve d’éliminer les « pauvres musulmans innocents de Bosnie ». La paix est signée en 1996 entre les différents belligérants, mais la situation se tend rapidement dans une province Serbe : le Kosovo. Celle-ci est le cœur historique de la Serbie, mais en raison des migrations internes à la fédération yougoslave, encouragées par le régime de Tito pour affaiblir les Serbes, la province est majoritairement peuplée de musulmans d’origine Albanaise.
Des mouvements indépendantistes se développent, tel l’UCK, et finissent par exiger début 1999 l’indépendance du Kosovo. La Serbie tente de s’y opposer, mais se retrouve en butte aux visées américaines sur la région. Les Serbes sont bombardés pendant 2 mois par les forces de l’OTAN, avant de demander la paix, et d’accepter le processus engageant l’indépendance du Kosovo.

Ce long rappel historique montre une fois encore la toute puissance américaine et ses velléités sur la région. Washington cherche en effet depuis longtemps à créer un pôle musulman au flanc de l’Europe, à seule fin de la déstabiliser et de la détruire. Cette entité prendrait appui sur la Turquie, dont l’entrée au sein de l’Europe est soutenue par les Etats-Unis, et comprendrait l’Albanie, la Bosnie et le Kosovo. C’est donc un arc Turco-musulman de 120 millions d’habitants qui, à terme, serait intégré à l’Europe provoquant sa destruction. Ce projet américain a l’appui de tous les ennemis des Nations, à commencer par les eurocrates bruxellois, qui se battent pour l’Europe du fric, de la « démocratie », et du métissage. En France, traditionnelle alliée de la Serbie, la nouvelle équipe gouvernementale a fait savoir, par la bouche du ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, que le Kosovo devait être indépendant même si la voie du compromis échouait. Quoi de plus naturel de la part de l’ancien « gauleiter » du Kosovo, nommé par l’OTAN en 1999 et spécialiste du « droit d’ingérence humanitaire » ?

L’abnégation et la fierté du peuple Serbe doivent cependant nous remplir d’espérance et de fierté. Tant que des peuples se dresseront contre le nouvel ordre mondial, nous pourrons exister en tant que Nation. Nous devons nous tourner sans tarder vers nos frères de l’Est pour bâtir la grande Europe que nous voulons.
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