Autopsie d'une manipulation
 # Politique # Entretiens # Société Le 29 avril 2010 à 11h24 
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L’émission « Les Infiltrés » qui a été diffusée mardi 27 avril, remet gravement en cause l’association Dies Irae et son Président Fabrice SORLIN. Une multitude d’accusations diffamatoires ont été portées à ce jour, accusations qui ne proviennent que d’une seule source : l’agence CAPA et France 2.

Au mépris des règles les plus élémentaires, aucun média n’a pris la peine d’interroger DIES IRAE ou son président au sujet de ces graves accusations, prenant pour argent comptant les affirmations étayées dans le reportage « Les Infiltrés ».

Préalablement, il convient d’indiquer qu'au sujet de « l’infiltré », le dénommé Mathieu MAYE, dont nous attendons toujours la justification de sa qualité de journaliste, la société CAPA a prétendu qu’il était infiltré à compter de 2005. Il n’est pas inintéressant de noter que l’association DIES IRAE n’existe que... depuis 2008.


1- Sur le film en lui-même

Rappelons tout d’abord que les 50 minutes de film « documentaire » sont issues d’environ une année d’infiltration, et donc de probablement plusieurs centaines d’heures d’enregistrement.

Tous ces enregistrements ont ensuite été découpés et condensés pour fabriquer une histoire qui ne suit même pas la chronologie réelle des évènements, et qui ne reflète absolument pas l’ambiance, la doctrine, et la mentalité de notre mouvement.


2- Le terrain "d’entraînement militaire" proche de Bordeaux :

On accuse l’association d’avoir construit un terrain militaire sur lequel elle entrainerait ses troupes à la guerre civile. Deux axes du reportage sont censés appuyer ces dires : la fréquence de venue sur le terrain, et le parcours du combattant. Or ce terrain est un terrain sportif, situé dans une propriété privée dans lequel l’association ne s’est retrouvée qu’une seule fois (quel entraînement intensif !) en mai dernier pour une journée de cohésion annuelle où sont présents un certain nombre de ses "membres", sympathisants, ou amis. 

A l’issue de cette journée, les voisins ont été invités au barbecue de clôture, ce qui, s’agissant d’une organisation clandestine se préparant à la guerre civile, manquerait quelque peu de discrétion ! Effectivement les photos de ce 23 mai sont montrées à plusieurs reprises dans le reportage, avec des légendes différentes, créant ainsi cette impression de venue régulière sur le terrain : mais c’est bien la même journée.

Une simple enquête de voisinage prouvera ces dires : en effet ce "terrain militaire" où l’association est censée s’entraîner est un lieu découvert et jouxté d’habitations ! Il a d’ailleurs été prêté afin d’y mettre en place un parcours sportif qui se franchit en équipes, parcours où le meilleur temps octroie une coupe : ce 23 mai dernier a été une grande réussite et une vidéo a été mise en ligne, preuve qu’il n’y a rien à cacher. A cet égard, la consultation de cette vidéo montrera la jeunesse de ces sympathisants, dont beaucoup de jeunes filles, et l’absence de tenue "paramilitaire". DIES IRAE invite à vérifier ou à contacter la gendarmerie nationale qui a été mise au courant de cette activité : cette préparation à la guerre civile n’a pas eu l’air de les inquiéter autant que l’agence Capa… 

Il suffit seulement de comprendre le nouveau langage audiovisuel de la 2 : de même que Honduras signifiait Iran ces derniers jours, il est clair que pour Capa et Fr2, sport, terrain, et équipe se traduisent par guerre, camp, et groupuscule.


3- Sur les propos racistes et antisémites

On accuse également l’association DIES IRAE dans ce reportage d’être un mouvement raciste et antisémite.

Rappelons tout d’abord que le mouvement DIES IRAE, ses membres  et sympathisants, condamnent ouvertement ce genre de propos.

A cet égard, l’association ne saurait être tenue pour responsables des propos tenus par certains énergumènes de passage, manifestement incités par « l’infiltré » à s’aventurer sur ce terrain pour faire accroire la théorie d’un endoctrinement des militants et sympathisants à des thèses réprimées par la loi. 

Il est d’ailleurs très intéressant de noter que ce sont toujours les mêmes personnes qui reviennent dans le documentaire avec leurs propos odieux. 

Ils sont au nombre de deux ou trois !

Est-ce représentatif d’un mouvement qui compte aujourd’hui plus de 150 personnes ?

En tout état de cause, depuis quand est-il de rigueur de faire l’amalgame entre le TOUT et la PARTIE ? Lors de l’émission des  « Infiltrés » sur la pédophilie, un élu UMP et membre du CRIF, a été mis en cause. A-t-on accusé l’UMP ou le CRIF d’être un parti pédophile ? De même, a-t-on jamais accusé le PS, la Ligue des droits de l’homme et les Verts auxquels avait adhéré Richard DURN, le tueur fou de Nanterre, d’être des organisations para-militaires ? 

Évidemment non ! Alors pourquoi agir de cette façon avec l’association DIES IRAE ? Y aurait-il différents traitements médiatiques « selon que vous serez puissants ou misérables », selon vos idées politiques, ou selon votre appartenance religieuse ?

Si l’association DIES IRAE était véritablement ce mouvement d’endoctrinement raciste et antisémite dépeint dans le « documentaire », pourquoi Matthieu Maye et l’agence CAPA n’ont-il pas trouvé les moyens d’insérer dans le film des propos xénophobes qui auraient été tenus par Fabrice SORLIN, le président du mouvement puisque celui-ci n'était pas censé connaître l'existence d'une caméra cachée ? Pourquoi tous les propos racistes et antisémites sont-ils tenus dans des discussions privées, et jamais en réunion ? Pourquoi France Télévision a-t-elle insisté pour que Fabrice SORLIN se rende sur le plateau pour assister au débat – sans préciser bien entendu l’identité des intervenants ni l’existence de ce reportage ? Pourquoi David Pujadas a-t-il appelé Fabrice SORLIN en personne en lui proposant de prendre à sa charge tous les frais de déplacement, s’il était cette personne aussi peu fréquentable ?

En un an d’infiltration et des dizaines de réunions plus tard (conférences, ateliers,…) pas un seul propos raciste, ni d’appel à la « guerre raciale » tenu par son président ou l’un des cadres de l’association, que ce soit en privé, ou en public, n’a pu être obtenu par Mathieu Maye.

N’est-ce pas une preuve confortable pour les plus sceptiques que l’association DIES IRAE n’est en aucun cas un mouvement néo-nazi, raciste, ou antisémite ?

Concernant les fameux « Carnets de Turner » dont l’existence était inconnue des militants de DIES IRAE jusqu’à la projection d’hier, cette allusion émane d’un garçon, Florent B. qui a fréquenté de manière furtive la dite association pendant quelques mois avant de disparaître subitement en juillet 2009, quelques semaines après la fin du reportage (puisque d’après les recoupements effectués, les images ont été prises l’année dernière de fin 2008 à mai 2009). Les propos ont été tenus par ce garçon, en l’absence d’un quelconque cadre de DIES IRAE – et pour cause, après vérification, les carnets de Turner diffusent des thèses ouvertement païennes, aux antipodes de la philosophie dont DIES IRAE se réclame - et sont sans doute les plus virulents du reportage.

Il se trouve qu’après avoir rompu tout contact l’année dernière, cet individu a adressé un mail en février 2010 à ses anciens amis leur indiquant qu’il rompait tout contact avec eux pour des motifs idéologiques en affirmant qu’il avait changé radicalement de philosophie. A ce jour, ce garçon vit notoirement avec une militante d’extrême gauche. Curieuse volte-face pour le moins troublante.

Enfin, si les propos tenus par le « journaliste » dans le reportage étaient le fruit d’une enquête professionnelle, pourquoi sa voix est-elle totalement changée contrairement à celle de Fabrice SORLIN, qui n’a jamais eu l’occasion d’accorder la moindre autorisation de diffusion ?

Le sensationnel fait plus tourner la machine à papier et à billets qu’une présentation objective d’une association locale à but culturel et politique.


4- Sur les propos concernant le coup d’Etat

Filmé en caméra cachée, le discours a été coupé juste à la fin de la phrase, afin de donner l’impression que nous pensions au coup d’état. La vérité, c’est que nous faisions un cours de sciences politiques sur les différentes façons d’atteindre le pouvoir, cours d’ailleurs dispensé dans les universités. Nous avions donc étudié les façons directes, et les façons indirectes. On est très loin du cliché donné par le « documentaire ».


5- Sur les armes

Il est fait grief à l’association DIES IRAE d’être un mouvement qui se préparerait à la guerre civile en manipulant des armes.

Les journalistes pensent-ils avoir à ce point les exclusivités, qu’ils découvrent ainsi des groupes armés prêts à agir, dont la police elle-même ignore l’existence ? 

Bien évidemment, il n’y a JAMAIS eu de manipulation d’armes au sein de Dies Irae. L’odieux amalgame réalisé dans le « documentaire » n’a été possible que parce que le faux journaliste Mathieu Maye, s’est fait inviter quelques fois à déjeuner et à dîner par un ami tireur sportif, dont toutes les armes sont régulièrement déclarées, qui ne suit d’ailleurs pas du tout les activités de Dies Irae. 

Profitant de son hospitalité, le dénommé Mathieu Maye lui a demandé de voir les armes que sa licence lui permettait de posséder, afin de les filmer en caméra cachée. 

Est-ce là ce qu’on apprend à l’école de journalisme ? 

Ce montage confus n’est malheureusement pas le seul. Afin de ternir encore un peu plus l’image de DIES IRAE, les journalistes de CAPA ont inséré des images d’archives de groupuscules suprématistes blancs américains. Avec de tels procédés d'amalgame, on ne sait plus quelles images appartiennent à qui, de façon à fabriquer cette vision d’un mouvement ultra-violent.


6- Sur les insignes franquistes

Au travers d’un nombre important d’articles lus dans la « grande » presse, on nous accuse depuis plusieurs jours déjà d’arborer des brassards franquistes. Il s’avère que parmi tous les ateliers de formation, l’un d’entre eux portait sur le thème : la Guerre d’Espagne. Pour l’occasion, le conférencier avait apporté les insignes qu’arboraient les phalangistes espagnols…

Où est le crime ? Il est d’ailleurs assez troublant de voir que le contenu de cet atelier n’ait pas été retenu dans le montage. Il est pourtant fort probable que s’il y avait eu un seul propos déplacé, l’agence CAPA l’aurait souligné avec force dans le documentaire. 

Or, absolument rien ! Ni sur cet atelier, ni sur tous les autres. L’association DIES IRAE en organise pourtant un toutes les trois semaines. Peut-être avons-nous été trop irréprochables ? Mais il est vrai que les thèmes des ateliers (cf. la rubrique Vie du mouvement sur le site de Dies Irae) ne se prêtent guère en effet à l’image d’un mouvement néo-nazi :

  • Le surréalisme ;
  • Le nationalisme arabe ;
  • La dérive terroriste de l’extrême gauche ;
  • Nationalisme et identité ;
  • Michael Collins ;
  • Crise et mondialisme…
  • Mieux valait pour eux taire cela et montrer du doigt les drapeaux franquistes : rien de tel pour un nouvel amalgame. Une belle leçon d’impartialité de la part de ces journalistes en herbe.


    7- Sur le local du mouvement

    Laurent Richard, rédacteur en chef de l’agence CAPA affirme avec aplomb, en regardant droit dans les yeux la caméra, que le local de DIES IRAE est la cave de la paroisse Saint-Eloi.

    C’est d’ailleurs dit-il, ce qui lui permet de justifier le rapprochement entre l’association DIES IRAE et cette paroisse. Comme cela avait été déjà annoncé sur le site de DIES IRAE, Laurent Richard ment effrontément sur la question. En effet, le local en question appartient à un particulier, et non à une paroisse, laquelle d’après ses responsables… ne dispose pas de cave !


    8- Concernant l’absence de Fabrice SORLIN sur le plateau des « Infiltrés »

    Lorsque Laurent Richard a appelé Fabrice SORLIN un mois avant l’émission, il lui a juste demandé d’être présent sur un plateau de télévision afin d’aborder avec d’autres le thème : Politique et Religion. Sujet passionnant s’il en est, Fabrice SORLIN a donc répondu par l’affirmative. C’est en lui posant des questions complémentaires quelques jours plus tard, notamment sur les autres invités de la soirée, que celui-ci a commencé à sentir une gêne de la part de Laurent Richard, et pressenti un certain malaise sur la question.

    Le voyant insister, Laurent Richard s’est finalement décidé, quelques jours avant l’émission, à lui dire ce qu’il en était exactement.

    Ainsi :

  • parce que Laurent Richard ne voulait pas donner le nom de toutes les personnes présentes sur le plateau ;
  • parce que dès le début, il a menti en faisant croire au président de DIES IRAE que l’on parlerait d’un sujet qui n’avait rien à voir avec celui pour lequel il le faisait venir
  • parce qu’il se doutait que ce « documentaire » serait un procès à charge contre son association,
  • parce que l’enregistrement était en différé et que sur plus d’une heure de débat, environ 50 minutes seulement seraient retenues dans l'émission, Fabrice SORLIN a décidé de ne pas se rendre sur le plateau.
  • Pour toutes ces raisons Fabrice SORLIN ne regrette pas sa décision, mais au contraire, observe que l’absence des principaux protagonistes rend caduque la tentative de déstabilisation à son égard, ce que confirme l’insistance avec laquelle David Pujadas lui-même l'a supplié de venir.

    Naturellement, l’association DIES IRAE et son président ont donné instruction à leur avocat de faire valoir leurs droits en justice et attendent avec impatience les preuves que leurs détracteurs seront susceptibles d’apporter.

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