Sarkozy, fossoyeur du Travail !
 # Politique # Economie Le 25 janvier 2008 à 20h20 
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Nicolas Sarkozy, on s’en souvient, a été élu Président de la République en tenant un discours décomplexé sur des thèmes chers à la Droite : la France, l’ordre, la sécurité, la famille, l’immigration et le travail. Ces priorités du candidat Sarkozy rappellent la devise qui fit la gloire de l’Etat Français et plongent au tréfonds de notre Histoire puisque l’exaltation du Travail, de la Famille et de la Patrie est un héritage du conseiller de DagobertIer, le grand Saint-Eloi. Les Français ont dû croire au retour des valeurs qui ont fait la grandeur de la France puisque ils ont plébiscités Sarkoléon, le 6 mai dernier.
La prudence aurait pourtant été de mise, car, en matière d’illusion, Sarkozy est un maître.
Son couplet sur le travail durant la campagne présidentielle est à ce titre révélateur, non seulement de l’habileté du personnage, mais aussi de ses convictions profondes.
Ainsi, Sarkozy a, durant toute sa campagne, promis qu’il fallait remettre le travail à l’honneur, et qu’il était le candidat des « Français qui se lèvent tôt ». Ce beau discours devait avoir pour corollaire, une politique permettant aux personnes désirant travailler de n’être plus pénaliser au moment des grèves, d’où la proposition d’instaurer un service minimum dans les transports. Il était aussi question de rapprocher l’Université du monde de l’entreprise, tout en développant l’apprentissage, afin d’inculquer à la jeunesse l’amour d’un métier et du travail bien fait.
Las, après sept mois de pouvoir absolu nous n’assistons qu’au bal des reculades et des dérobades. Sous la pression des étudiants, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur, a fortement allégée sa réforme de l’Université, Xavier Darcos , à l’Education Nationale est revenu sur les mesures de bon sens de son prédécesseur en matière de promotion de l’apprentissage et de retour à la méthode de lecture syllabique, enfin la promesse d’un service minimum dans les transports a été remisée, comme l’ont montré les embouteillages monstres consécutifs aux grèves du mois de novembre. Que restait-il à Sarkozy, si ce n’est faire de la surenchère libérale ?
Dans ce domaine qu’il connaît si bien, nous pouvons lui faire confiance. Ainsi, début décembre, interrogé sur les moyens de relancer la consommation des ménages, le Président a préconisé une ouverture généralisée des magasins le dimanche. Cette mesure, assez peu fiable, si l’on considère que le public dominical qui se presse dans les enseignes ouvertes le dimanche se promène plus qu’il n’achète, est révélatrice de l’idée du travail chez Sarkozy. Dans son esprit, le travail n’est là que pour justifier un surcroît de consommation, une politique du toujours plus. Le slogan de la campagne était « Travailler plus pour Gagner plus », à seule fin de bâtir une société toujours plus hédoniste dans laquelle le travail n’est pas la valeur qui élève l’homme, mais seulement le moyen lui permettant de s’offrir un 4x4 plus gros que le voisin, ou un intérieur plus clinquant. Tout ceci afin de créer une société de consommateurs gras et passifs, incapables de s’élever au dessus de leurs appétits de bien matériels et dont le seul souci et de savoir s’ils gagnent plus que leurs voisins. Nous sommes donc très loin de la notion de travail qui élève l’esprit de l’homme par l’amour qu’il déploie à accomplir sa tâche pour le bien de la société, et pour son bien propre. Le travail vu par Sarkozy est la négation de la valeur même du travail, voir de toutes les valeurs puisque le travail du dimanche s’attaque à l’harmonie des familles, empêchant les parents de s’occuper de leurs enfants. Mais que pèsent la vie de famille et l’harmonie de la première des sociétés devant les exigences du Moloch économique ?
Face à ce pervertissement de la notion de Travail et cette attaque contre la Famille, nous devons demeurer inflexible, et proposer les seules solutions de bon sens :
- Abrogation de la loi des 35 Heures
- Allègement de la pression fiscale sur les entreprises
- Développement de l’apprentissage dès 16 ans
- Restauration des principes de l’amour du travail bien fait et de la valeur éducatrice du travail
- Organisation corporatiste des métiers qui permet de lutter contre la stérile lutte des classes, d’assurer une protection sociale véritable pour les salariés et de garantir, par des règles de fabrication la qualité des produits
- Remise à l’honneur du caractère sacré du dimanche et lutte contre le caractère hédoniste de la société
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