| L'affaire Polansky/Mitterrand | |
| # Politique # Société | Le 11 octobre 2009 à 17h01 |
La sagesse populaire ne manque pas de dictons de bon sens que nos hommes politiques devraient méditer, en commençant par celui-ci :
"C'est la poule qui a fait l'oeuf qui crie la première". Depuis le déclenchement de ce que les média ont déjà baptisé "l'affaire Polanski", beaucoup de "poules" ont chanté et parmi elles, Frédéric Mitterrand, qui, en tant que Ministre de la culture, s'est senti dans l'obligation d'apporter son soutien plein et entier à ce réalisateur français, sans se douter de prime abord, que l' "affaire Polanski" allait se transformer en "affaire Mitterrand". Et voici que notre homme est soudain rattrapé par un passé qu'il a lui même confessé dans un livre intitulé : La mauvaise vie. C'était bel et bien donner des verges pour se faire battre ! L'ambiguïté de son récit, au cours duquel l'âge de ses partenaires sexuels ne figure pas, mais dont les descriptions laissent clairement entrevoir qu'ils se situent à la frontière entre la minorité et la majorité, ne permet pas d'affirmer qu'il s'est adonné à des relations pédophiles. En revanche, la nature sexuelle de son voyage thaïlandais semble difficilement réfutable. Aussitôt, la machine médiatique s'est déclenchée et F. Mitterrand se voit contraint par le "coq" Sarkozy de se livrer à une "interview-confession" orchestrée par la très "politiquement correcte" Laurence Ferrari, qui manie à merveille l'art de poser des questions niaises ! Grâce à "ce grand moment de télévision française", le spectateur-électeur a appris que la souffrance d'un être peut excuser tous les comportements, même les plus déviants ! Au delà de la polémique, plusieurs remarques peuvent être faites. D'une part, l'unanimité au sein de l'U.M.P. qui s'indigne du procès fait à F. Mitterand. Non moins remarquables sont les soutiens qui affluent de toute part, y compris de gauche, notamment ceux de Daniel Cohn-Bendit et de Jacques Lang. La "génération 68" aurait elle quelque chose à se faire pardonner ou du moins à dissimuler concernant les sujets touchant à l'enfance et à l'adolescence ? D'un point de vue politique, Nicolas Sarkozy risque de perdre son électorat de droite (populaire) attaché aux valeurs traditionnelles, excédé par le comportement "soixante-huitard" présidentiel, par la moralité du Ministre de la culture, ainsi que par les réformes libérales prises par son gouvernement (la taxe carbone, l'augmentation du forfait hospitalier, la remise en cause de la retraite des mères de famille, loi sur le travail le dimanche…). La législative partielle de Rambouillet aurait du lui mettre la puce à l'oreille… Concernant Roman Polanski, des personnalités, telles que Henry-Levy ou encore Alain Finkielkraut, ont volé à son secours, pour des raisons vraisemblablement idéologiques, le cinéaste représentant à leur yeux l' "ideal-type" intouchable de l'Israélite du XXe siècle, victime à la fois du ghetto de Varsovie et du communisme, et dont le martyr à été narré à travers son film "Le Pianiste". Quoi qu'il en soit, la raison sociale des intéressés ne les dédouane pas des éventuelles poursuites qui ont pu ou pourraient être menées à leur encontre. Dura Lex, sed Lex. |
|
Sites amis :
|
Flux RSS : Actualités Vie du mouvement
|
|
Autres : > Voir tous nos liens > Voir toutes nos vidéos > Voir tous nos dessins |