Elections européennes : les enseignements d’un scrutin
 # Politique Le 12 juin 2009 à 12h17 
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Après une campagne électorale marquée par l’absence totale de débat et par le désintérêt des peuples européens, nous avons depuis dimanche 7 juin au soir un nouveau Parlement Européen. Ces élections Européennes, dont le grand gagnant est assurément l’abstention, avec près de 61% en France, et son corollaire le Système, sont riches de plusieurs enseignements.

En premier lieu on peut noter, tant au niveau européen qu’au niveau national, un renforcement des partis de droite libérale pro-Atlantiste. Le succès de l’UMP français, avec ses 28% est à ce titre révélateur. Ce renforcement de la tendance libérale, alors que nous connaissons une crise financière et économique en grande partie due à l’ineptie des politiques libérales, est assez surprenant. Il est le résultat d’un double phénomène de manipulation des masses par les médias et de désintérêt du scrutin européen par les populations touchées par la crise. 
Ce phénomène engendre une abstention de masse, 60% en moyenne sur les 27 Etats de l’Union est jusqu’à 80% d’abstention en Finlande notamment. Ainsi, le Système peut-il aisément se défendre, car dans ce contexte, il annihile toute critique. 

Cette avancée de la Droite libérale, a mécaniquement entraîné une baisse du nombre de sièges attribués au Parti Socialiste Européen. Ce léger basculement n’a en réalité aucune incidence puisque la majeure partie des Lois émanant du Parlement Européen est votée par les deux groupes majoritaires Parti Populaire Européen et Parti Socialiste Européen. Pourquoi s’étonner de cette connivence puisque les députés de ces groupes sont d’accord sur l’essentiel, à savoir : élargissement de l’Europe à la Turquie, refus du contrôle de l’immigration, création d’un super-Etat européen se substituant aux Nations, refus du protectionnisme, allégeance totale aux volontés de Washington. 

L’élection de ce dimanche a donc conforté le classique et artificiel débat Gauche/Droite, tout en faisant apparaître aux yeux du bon peuple un élément nouveau, l’Ecologie. Les listes menées par Daniel Cohn-Bendit ont créé une surprise en talonnant le PS avec 16.2% des suffrages. C’est là tout l’effet de la propagande médiatique au service d’une écologie de bazar, car n’oublions pas que l’Ecologie, née de la matrice contre-révolutionnaire en réaction à un progrès incontrôlable, n’a rien à voir avec le discours mondialiste et tiers-mondiste de Cohn-Bendit et ses amis. 

Du côté des opposants à l’Europe Bruxelloise les résultats donnent à la fois des signes d’espoir et de désenchantement. Espoir, car un peu partout en Europe, des mouvements nationalistes ont réalisé des scores importants. Mais déception car la vague que l’on pouvait attendre avec les effets de la crise ne s’est pas fait sentir. 

En France tout d’abord, cette élection remet les choses en place, car avec 6.5% des suffrages le FN semble stopper l’hémorragie entamée il y a deux ans. En gardant trois de ces sept députés Européens sortants (Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch et Marine Le Pen), il reste affaibli, mais continue d’être le mouvement référence pour les français conscient de la gageure Européiste Bruxelloise.

Les trois listes lancées par le Parti de la France, malgré un faible score (1.52% pour Lang ; 0.92% pour Martinez et 1.89% pour Verdon) ne sont pas ridicules pour autant, dans la mesure ou elles n’ont bénéficié d’absolument aucune couverture médiatique. 

Côté Souverainiste, l’effondrement est important, puisque seul Philippe de Villiers retrouve son siège de député Européen. Peut-être paie-t-il ses retournements perpétuels d’alliance ?
Il est clair que le Mouvement Libertas de l’Irlandais Ganley n’a pas su fédérer les oppositions, et que l’entrée en force qu’il prévoyait au Parlement de Bruxelles ne s’est pas produite. 

Les mouvements plus radicaux, traditionnels alliés du Front National, réalisent des scores tout à fait honorables. Ainsi les résultats du FPO (Autriche) qui fait élire trois députés, du Vlaams Belang (Belgique), qui conserve deux de ces trois sièges, et ceux du BNP (Grande Bretagne) qui réalise une percée historique et fait élire deux députés. 
Les résultats sont également encourageants en Italie ou la Ligue du Nord obtient 10 élus, et en Europe Orientale, notamment en Hongrie avec l’élection de trois députés du mouvement Jobbik, en Bulgarie ou Ataka obtient 2 sièges. Reste la liste de Gert Wilders au Pays-Bas, qui réalise un score très important, envoyant quatre députés au Parlement Européen, ou le bon score du Parti du Peuple Danois. 
Ces deux formations sont toutefois caractérisées par un refus de siéger avec des mouvements tel le FN ou le Vlaams Belang. Par conséquent, et parce que Monsieur Wilders s’oppose à l’Islam pour permettre à son pays de conserver le droit au mariage homosexuel et la vente libre de drogue entre autres nous ne pouvons considérer que leur combat est le nôtre. 

Rappelons que ces résultats, aussi honorables soient-ils, n’aboutiront malheureusement à aucun changement sur la politique Européiste-Mondialiste menée par les technocrates de Bruxelles et que notre devoir est de continuer notre travail dans le combat des idées.
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