| La « Mémoire » à l’assaut des nations européennes | |
| # Politique # Histoire # International | Le 31 octobre 2007 à 17h32 |
Il n’a échappé à personne ces dernières semaines que la « Mémoire » et son cortège de manifestations officielles, était de retour dans l’actualité pour ce que l’on pourrait appeler, une grande offensive d’automne. En moins de trois semaines les grands médias français et espagnols ont retentis du bruit de la canonisation laïque de Guy Môquet, effective le 22 octobre, et du projet de loi du gouvernement espagnol de José-Luis Zapatero, portant sur « la mémoire historique de la Guerre Civile »
Ce tintamarre médiatique autour de la « mémoire » et du devoir du même nom est l’un des traits caractéristiques du totalitarisme larvé qui nous dirige. Qu’est-ce en effet que ce devoir de mémoire, que cette mise en scène du passé, sinon le conditionnement de nos esprits, afin de disposer de peuples déracinés et dociles ? Si l’on observe ces deux informations, on se rend compte qu’elles obéissent au même schéma et poursuivent le même but. Guy Môquet, obscur militant des Jeunesses Communistes fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941, est le symbole de la lutte pour la liberté contre la barbarie. Il permet d’accréditer une nouvelle fois la thèse que seule la gauche a résistée, faisant oublier le pacte germano-soviétique. Le projet de loi sur « la mémoire historique » du gouvernement Zapatero, présenté le 8 octobre dernier (cf Le Monde), revient sur le consensus établi à la mort de Franco, permettant l’oubli des horreurs de la guerre tout en rendant hommage aux morts des deux camps. Désormais, tout symbole ou toute mention du régime franquiste ou des combattants nationalistes, doit disparaître des édifices publics (ministères, mairies, églises). La mesure la plus symbolique est l’obligation de retirer des églises les plaques honorant les martyrs du camps nationaliste et portant l’épitaphe : Mort pour Dieu et pour l’Espagne. Il est clair que, dans ces conditions, la « mémoire » est sélective et cherche avant tout à recomposer l’Histoire selon les critères du temps : égalitarisme, lutte contre l’obscurantisme et le fascisme, croyance dans le progrès libérateur et dans l’idéologie des Droits de l’homme. Il est intéressant de constater que le devoir de mémoire ne concerne jamais un fait antérieur à 1789, sauf pour le stigmatiser, on ne demande pas aux écoliers de se souvenir de Saint-Louis ou des martyrs de Vendée. Cette manière de procéder est la marque des régimes totalitaires, car ceux qui nous gouvernent savent qu’en maîtrisant le passé, on oriente l’avenir. Ils savent aussi qu’un peuple, qui n’a plus de repères dans le passé, ne peut plus juger sainement le présent et, par conséquent avale telle une machine tout ce que l’on veut lui imposer : dissolution des Etats, immigration massive, uniformisation des modes de vie. Face à ce matraquage nous devons réagir, faire entendre notre voix par tous les moyens. Nous devons tout d’abord connaître l’Histoire, pour ne pas être manipulables. Puis nous devons propager la vérité inlassablement et quoiqu’il en coûte, enfin puisque la mémoire est sélective nous devons créer notre mémoire, honorer ceux qui au cours des siècles ont maintenu hautes les couleurs de la civilisation européenne et chrétienne et exiger qu’ils fassent parti de la mémoire nationale. |
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